Avant de prendre ma plume, je me suis agenouillée devant la statue de Marie: celle qui a donné à ma famille tant de preuves des maternelles préférences de la Reine du ciel ; je l'ai suppliée de guider ma main, afin de ne pas tracer une seule ligne qui ne lui soit agréable............

Comme le dit saint Paul:" Dieu a pitié de qui il veut, et il fait miséricorde à qui il veut faire miséricorde. Ce n'est donc pas l'ouvrage de celui qui veut , ni de celui qui court , mais de Dieu qui fait miséricorde." Thérèse de l'Enfant Jésus

dimanche 20 mars 2011

Un tribune de T. Bizot

« Depuis que Jésus est entré dans ma vie, qu'il a pris mon cœur dans sa main, j'éprouve sans cesse le besoin de témoigner, de rendre grâce, d'exprimer tout haut ma gratitude pour cet amour que je reçois de lui, qui me remplit et m'apporte la paix, la joie, une humble sérénité et une capacité rénovée à aimer.

Quand je vais témoigner, je ne sais jamais à l'avance à qui je vais m'adresser.

Je tombe sur des catholiques pratiquants, qui se pensent arrivés, ou qui au contraire cheminent encore et toujours. Très souvent ils m'expriment leur peur de se dire catholiques dans leur milieu professionnel ou amical. L'image que renvoie l'Eglise n'est pas toujours valorisante... Et juste après cette peur se trouve un désir, fort, violent, qu'ils n'osent pas toujours s'avouer, de renouer une relation "amoureuse" avec Jésus. Comme un vieux couple encroûté dans ses habitudes et qui regarde avec nostalgie les jeunes qui s'aiment d'un amour neuf, ces catholiques là voudraient bien retrouver la flamme qu'ils ont perdue et qu'ils savent enfouie en eux.

Je croise aussi beaucoup de catholiques déchristianisés ; comme des adolescents en rébellion contre leurs parents, ils viennent me jeter à la figure leurs ressentiments à l'égard de l'Eglise. Sortent en vrac une foultitude de reproches plus ou moins justifiés...
Et juste après cette agressivité, brille un amour, un amour déçu pour cette même Eglise, mais un amour qui bat toujours, et dont l'intensité est proportionnelle à leur déception.

Je rencontre enfin des non croyants, plus sereins... Juste après leur apparente indifférence se trouve une soif non étanchée de spiritualité, une forte curiosité pour cette aventure à la portée de tous et qui les intrigue, une faim de discuter, de mettre à l'épreuve avec courage leurs arguments : ils sont prêts à l'échange et ont beaucoup à m'apporter.

A chacun je n'ai à offrir pour seule réponse que mon histoire personnelle, mon histoire d'amour avec Jésus, que je raconte sans relâche, avec une émotion sans cesse renouvelée.

Je ne cherche à convaincre personne, j'essaye comme je peux de partager ma joie, en sachant que je ne dois attendre aucun résultat.

Madeleine Delbrêl a dit : "Apprenons que recevoir le Seigneur en vérité, c'est le transmettre."

Que le Seigneur soit avec vous. »
Thierry Bizot
Producteur, auteur de plusieurs livres dont le dernier, "Catholique anonyme" (Seuil), a été adapté au cinéma dans le film "Qui a envie d'être aimé".

Paru sur le Post.

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