Avant de prendre ma plume, je me suis agenouillée devant la statue de Marie: celle qui a donné à ma famille tant de preuves des maternelles préférences de la Reine du ciel ; je l'ai suppliée de guider ma main, afin de ne pas tracer une seule ligne qui ne lui soit agréable............

Comme le dit saint Paul:" Dieu a pitié de qui il veut, et il fait miséricorde à qui il veut faire miséricorde. Ce n'est donc pas l'ouvrage de celui qui veut , ni de celui qui court , mais de Dieu qui fait miséricorde." Thérèse de l'Enfant Jésus

vendredi 7 octobre 2011

Viser le ciel



L’espoir est l’une des vertus théologiques. Cela signifie qu’attendre le monde éternel n’est pas (comme la société moderne le pense) une forme d’escapade du monde réel ou un rêve, mais une chose que le chrétien est sensé faire. Cela ne signifie pas que nous quittons le monde présent comme il est. Si vous lisez de l’histoire, vous verrez que les chrétiens qui ont fait le plus pour le monde de leur époque étaient ceux qui pensaient le plus au monde futur. Les apôtres eux-mêmes l’ont fait : ceux qui sont partis à la conversion de l’Empire Romain, le grand homme qui a construit le Moyen Âge, l’évangélique anglais qui a abolit l’esclavage… tous ont laissé une trace sur terre car ils plaçaient leurs espoirs dans le ciel. C’est depuis que les chrétiens ont cessé de penser à l’autre monde qu’ils sont devenus si inefficaces dans celui-ci. Vise le ciel et tu y amèneras la terre : vise la terre et tu n’obtiendras ni l’un, ni l’autre. Cela semble une règle étrange, mais quelque chose de ce genre peut se voir au travail, dans d’autres domaines. La santé est une grande bénédiction, mais dès le moment où votre santé devient votre centre de préoccupation, vous commencerez alors à extrapoler et vous imaginerez que quelque chose ne va pas avec vous. Après la santé, vous voudrez plus – nourriture, jeux, travail, loisirs, sorties. De la même manière, nous ne pourrons jamais sauver la civilisation aussi longtemps qu’elle sera notre objectif. Nous devons apprendre à vouloir plus.

La plupart d’entre nous pensent qu’il est très difficile de vouloir “le ciel” – excepté le fait que le « ciel » permettrait de revoir des amis qui sont morts. L’une des raisons de cette difficulté est que nous n’avons pas été entraînés : notre éducation tend à fixer nos esprits sur ce monde. Une autre raison est que lorsque nous voulons que le ciel soit présent en nous, nous ne le reconnaissons pas. La plupart des gens, s’ils ont vraiment appris à regarder leur propre cœur, savent qu’ils veulent intensément quelque chose qui ne peut être obtenu dans ce monde.
CS Lewis

Attention à ne pas tomber dans le panneau...

Mais pense à garder celle de ton cœur allumé!

Il y a des jours où cela bout!



J’en veux à ceux qui ont écrit les « vies de saints » que je lisais dans mon enfance. Sous prétexte d’édulcorer, on y présentait très souvent les choses comme si, youp la boum, suffit de faire sa prière, on a des vies très chouettes avec Jésus.

Quand j’ai commencé à creuser, par exemple la vie de mon grand ami saint Jean Bosco, je me suis aperçu que ça n’était pas si évident : failli mourir, s’est fait tirer dessus, ses confrères voulaient l’enfermer, et autres choses pas drôles. Et Thérèse d’Avila de dire un truc du genre « Seigneur, je comprends que vous ayez si peu d’amis, quand je vois comment vous les traitez. »

En fait, la vie chrétienne, c’est pas les Bisounours. C’est fait de doutes, de péchés pardonnés, de peurs, de pleurs, de saloperies, de chutes, d’insomnies, de mal de bide, de peur de mal faire, d’engueulades, de fuites, de rattrapages. C’est fait de « mais qu’est-ce que je fous là, je suis pas digne, j’ai pas le profil, y’a erreur de casting, mais bon Dieu, t’es encore fourré où si tu m’aimes, pourquoi je suis dans la merde comme ça en permanence, pourquoi je doute, j’ai peur, et tout me fait chier parfois. »

Sinon, c’est que tu ne vis que pour toi sans t’en rendre compte. Le mal et la mort rôdent, tout te pousse à douter, à te trahir, ceux qui devraient t’aider t’enfoncent.

Être chrétien, aujourd’hui, et toujours, c’est dire :

« Mon Dieu, je veux t’aimer, te suivre, et te servir, même si je doute parfois, même si j’en bave, même si je ne comprends rien. Je rêve de lumière, mais me vautre dans la poussière. Je tombe cent fois, Tu me relèves mille. Tout me tire vers le bas, Tu m’élèves. Au-delà de l’échec apparent, je veux combattre pour la vie, l’amour, la vérité. »

Et quand dans tes moments de doute, tu penseras que tout ça ne sert à rien, dis-toi que tu partages les combats des grands saints. Même si tu trembles, pleures, doutes, avec Christ, tu es vainqueur. Et couvert de tes larmes, de sang, de cicatrices, resté fidèle, tu pourras dire enfin, et à la fin : « et toi, la mort, ta gueule ! »

Florent Masson , tiré du site "étancher ma soif".

Réjouis-Toi , Marie


HOMÉLIE DE S. BERNARD « SUR L'AQUEDUC »



L'ange dit à Marie : L'enfant qui va naître de toi sera saint, et il sera appelé Fils de Dieu. Lui, la source de la Sagesse, le Verbe du Père dans les lieux très hauts ! Ce Verbe, c'est par ton intermédiaire, Vierge sainte, qu'il se fera chair ; de la sorte, celui qui dit : Je suis dans le Père et le Père est en moi, peut dire cependant : C'est de Dieu que je suis sorti et que je viens.

Au commencement était le Verbe. Déjà la source jaillissait, mais ce n'était encore qu'à l'intérieur d'elle-même. Et le Verbe était avec Dieu, habitant une lumière vraiment inaccessible. Et le Seigneur disait dès le début : Je forme des projets de paix, non de malheur. Mais il est caché tout au fond de toi, ton projet, et son contenu, nous ne le connaissons pas. Qui en effet a connu la pensée du Seigneur, ou qui a été son conseiller ?

C'est pourquoi le projet de paix est descendu dans une œuvre de paix : Le Verbe s'est fait chair, et il habite dès lors en nous. Il habite à coup sûr dans nos cœurs par la foi, il habite dans notre mémoire, il habite dans notre pensée, et il descend jusque dans notre imagination elle-même. Auparavant, en effet, quelle idée l'homme pouvait-il se faire de Dieu, sinon peut-être celle d'une idole qu'avait fabriquée son cœur ? C'est que Dieu était incompréhensible et inaccessible, invisible et parfaitement irreprésentable. Mais maintenant il a voulu qu'on puisse le comprendre, il a voulu qu'on puisse le voir, il a voulu qu'on puisse le saisir par la pensée.

De quelle manière ? demandes-tu. Sans nul doute en étant couché dans une crèche, en reposant sur le sein de la Vierge, en prêchant sur la montagne, en passant la nuit à prier ; non moins qu'en étant cloué à la croix, en devenant livide dans la mort, libre parmi les morts et régnant sur l'enfer ; enfin en ressuscitant le troisième jour, en montrant aux Apôtres la marque des clous, signes de sa victoire, et pour finir en regagnant devant eux les secrets du ciel.

De tous ces événements, en est-il un qui ne susciterait pas en nous une pensée vraie, fervente, sainte ? Que je pense à l'un d'entre eux, n'importe lequel, c'est à Dieu que je pense, et à travers tout cela, il est, lui, mon Dieu. Méditer ces événements, c'est la sagesse même, je l'ai dit, et j'estime que l'intelligence avisée consiste à faire remonter en soi le souvenir que l'on garde de leur douceur, une douceur comme celle des amandes que produisit avec abondance le bâton du prêtre Aaron, la douceur que Marie puisa largement dans les hauteurs, pour la reverser sur nous.


 
 



  R/Réjouis-toi, Marie,
    tu donneras le Sauveur au monde !

Il sera grand,
on l'appellera Fils du Très-Haut !

Il vient chercher
ce qui était perdu.

Il rassemblera
les enfants de Dieu dispersés.



jeudi 6 octobre 2011

Retrouvons le silence à la tombée du jour ...........

Si nous devenons le lieu du verbe , le Verbe s'exprime en nous et nous sommes exprimés en Lui ; nous devenons la demeure de sa Parole vivante en laquelle les frères peuvent rencontrer Dieu , Le voir , Le toucher , L'entendre.
Notre mode d'être devient une annonce ; il dit à nos frères que Dieu EST , qu'Il est notre destin , qu'existe un monde invisible , qu'existe une beauté indescriptible et un bonheur sans fin .

Le vrai silence est une réalité intérieure .
Si l'on se retire sans mot dire , mais en conservant au-dedans de soi des pensées et des sentiments agités , surexcités , alors on ne fait pas silence , on ne se jette pas dans la nuit comme dans les bras de Dieu , dans l'intimité du Père .

Il est nécessaire de se détourner des choses non seulement matériellement , mais aussi psychologiquement et spirituellement .
On doit apaiser avant tout notre sensibilité ; la lumière l'excite , tandis que l'ombre de la nuit tend à lui procurer le repos , le calme .

Voici pourquoi la nuit favorise la prière : dans l'obscurité et le silence s'atténuent les stimulants externes qui nous distraient.
L'obscurité nous recueille intérieurement , si seulement nous savons la considérer comme l'ombre des ailes de Dieu; quasiment comme ferait un bon papa qui , de ses mains , ouvre les yeux de son enfant pour l'engager à bien faire sa prière du soir et s'abandonner doucement à son repos .

Le Seigneur nous entoure de sa présence , nous met en silence pour nous faire rester avec Lui en total abandon .

C'est ainsi que nous devons ressentir la nuit , comme un temps fort de notre vie de prière , de notre intime relation avec Dieu............

S'il est important de cultiver la paix et le calme au-dedans de nous , en faisant taire le tumulte , le tourbillon des pensées et des sentiments ,cependant cela n'est pas toujours chose facile .
Parfois ,nous sommes comme troublés et bouleversés ; nous ne réussissons pas à nous prendre en main .

Alors ; la prière humble et confiante , surtout la prière litanique , aide à retrouver l'ordre intérieur , la mansuétude et la paix .
Les noms de Jésus et de Marie, répétés dans un mouvement paisible , sont comme un baume , comme un sacramental ; de même aussi le signe de croix .
De manière , nous nous livrons , corps et âme , dans les mains du Seigneur pour continuer notre route vers Lui , même dans le repos ; en effet , notre marche vers le Seigneur continue jour et nuit , sans jamais s'arrêter .........

La nuit, aussi , s'écoule donc sous le signe de l'obéissance ; nous reposons dans le Seigneur .............

Mansuétude


mercredi 5 octobre 2011

les Fruits de la prière



(Le PETIT JOURNAL de sainte Soeur Faustine)



“Par la prière l’âme s’arme pour tous les combats. En quelque état qu’elle soit, elle doit prier. L’âme pure et belle doit prier, sous peine de perdre sa beauté; l’âme qui tend vers cette pureté doit prier, sinon elle n’y arriverait pas; l’âme qui vient de se convertir doit prier, sinon elle tomberait à nouveau; l’âme pécheresse, plongée dans le péché, doit prier pour pouvoir se relever. Ainsi il n’y a pas d’âme qui ne soit obligée de prier, car c’est par la prière que la grâce descend sur elle” (PJ 146).



“...l’âme doit être fidèle à la prière malgré les tourments, la sécheresse et les tentations, car, pour la plupart, c’est d’une telle prière que dépend la réalisation des desseins de Dieu qui sont parfois bien grands; et si nous ne persévérons pas dans cette prière, nous déjouons les plans que Dieu voulait accomplir par nous, ou en nous. Que chacun se rappelle ces paroles: En proie à la détresse, Il priait de façon plus insistante” (PJ 872).



“La patience, l’oraison et le silence – voilà ce qui fortifie l’âme. Il y a des moments où l’âme doit se taire et où cela ne lui convient pas de parler avec les créatures; ce sont des moments où elle est mécontente d’elle-même. (...) Dans ces moments, je vis exclusivement de la foi” (PJ 944).



“Le silence est un glaive dans le combat spirituel. (...) L’âme silencieuse est capable de s’unir à Dieu de la façon la plus profonde, elle vit presque toujours sous l’inspiration du Saint-Esprit; dans l’âme silencieuse, Dieu agit sans rencontrer d’obstacle” (PJ 477).



“Nous devrions prier souvent le Saint-Esprit pour cette grâce de la prudence. La prudence se compose: du discernement, d’une réflexion raisonnable et d’une ferme résolution. La décision définitive nous appartient toujours” (PJ 1106).



Le Seigneur Lui-même me pousse

à écrire des prières et des hymnes sur Sa miséricorde” (PJ 1593).

“Je désire que tu connaisses plus profondément l’amour dont brûle Mon cœur pour les âmes, et tu le comprendras en méditant Ma passion. Appelle Ma miséricorde sur les pécheurs, je désire leur salut. Quand tu réciteras cette prière pour un pécheur d’un cœur contrit et avec foi, Je lui donnerai la grâce de la conversion.




Voici cette petite prière: Ô Sang et Eau qui avez jailli du Cœur de Jésus comme source de miséricorde pour nous, j’ai confiance en Vous” (PJ 187).



lundi 3 octobre 2011

Un appel à la vie intérieure




Conférence prononcée au Grand Séminaire de Montréal par Dom Gérard Calvet, o.s.b., de l'abbaye Sainte Madeleine du Barroux (11 mars 1999).


Pourquoi parler de la vie intérieure? Parce que, de plus en plus, nous nous apercevons que c'est la vie cachée, intérieure, qui ne se voit pas aux yeux des hommes, c'est elle qui opère le déclenchement des grands événements de ce monde.

Jésus-Christ a passé trente ans de vie cachée et personne ne savait qui il était, ce qu'il faisait. Pendant ce temps, il n'a pas prêché, il n'a pas missionné, il vivait en présence de son Père, il priait, il travaillait dans l'ombre de la face de Dieu. L'essentiel de notre vie, c'est d'être une braise sous la cendre; mais l'on sait que la braise, lorsqu'elle chauffe, est capable de faire un incendie.

Sainte-Thérèse de l'Enfant-Jésus, la grande petite sainte est morte à vingt-quatre ans sans être sortie de son Carmel et elle a été décrétée " docteur de l'Église " et patronne des missions de l'Église universelle. Pourquoi ? Pour quelle raison les Papes ont-ils voulu cela, sinon précisément parce qu'elle a permis, par la force de sa profonde vie intérieure, faite de prière et d'intercession, d'être comme François Xavier mais d'une autre façon, la patronne des missions.

Une anecdote peut vous faire saisir quelque chose de son mystère. Parmi les moines de Montserrat, au temps de la guerre d'Espagne en 1936, les Rouges sont montés à l'assaut du monastère, ils ont enfermé les moines et il y en avait deux, chacun dans un cachot séparé et on leur portait leur pitance chaque jour. Les gardiens révélèrent plus tard un fait curieux : dans une cellule, le moine chantait, paraissait heureux, le visage ouvert; pourtant son sort semblait compromis pour toujours. Dans l'autre cellule, silence de mort, le moine non seulement ne chantait pas, mais paraissait profondément déprimé et contrarié. Or, ces deux moines bénédictins menaient depuis des années la même vie, selon la même règle, les mêmes travaux quotidiens, les mêmes observances, les mêmes prières. D'où vient que l'un faisait face à l'épreuve avec joie et que l'autre était accablé ?

Vous l'avez deviné. La vie intérieure, c'est quelque chose de tellement secret, de tellement profond qu'elle ne se découvre que dans des cas exceptionnels, quand l'heure de vérité a sonné. On touche là à quelque chose de beaucoup plus mystérieux qu'un simple élan d'enthousiasme au sens moderne du mot. Il y a une douce influence de la vertu de foi dans l'âme qui transforme la vie, qui donne une sérénité, une paix, un équilibre, une force d'âme, une piété douce et continue, un instinct surnaturel qui aperçoit la main de Dieu dans tous les événements. Il y a une sorte de réussite, de victoire de la foi qui ne se découvre que dans certaines occasions. Nous sommes tous appelés à cet épanouissement de l'âme.


La vie intérieure n'est pas un abri, ni un refuge. Elle est plutôt une rampe de lancement. Ce qui a déclenché la grande civilisation du Moyen Âge avec toutes ces oeuvres de charité extraordinaires, c'est la contemplation de quelques grands saints qui les ont inspirées comme saint Bernard, saint Thomas d'Aquin et autres. La vie secrète qui se nourrit de contemplation, de prière, a son rayonnement jusque dans l'action, jusque dans l'action apostolique et jusque dans l'action temporelle. De telles actions ne peuvent naître que dans les coeurs profondément épris de Dieu.

La vie intérieure est aussi le remède à l'affaissement de l'espérance. Quand on parle de l'espérance, on croit toujours que ce n'est que pour demain; par une espèce de vague optimisme, on pense que demain ça ira mieux. Non, ce n'est pas ça l'espérance. L'espérance a pour objet Dieu, la patrie céleste, l'union à Dieu, le bonheur éternel. Alors vous me direz : tout de même, vous n'allez pas me dire que sur terre il n'y a pas un petit peu d'espoir, Oui, mais dans la mesure où Dieu le permet pour soutenir notre regard vers Lui.

Depuis vingt siècles, les grands saints, les grands mystiques ne nous ont pas dit autre chose sinon qu'il y a une autre vie, un bien supérieur à tout ce que la vie terrestre peut nous proposer. Et ne croyez pas qu'il s'agit là simplement d'une spécialité pour " contemplatifs ". Non, les hommes qui ont été le plus plongés dans la vie du siècle, dans l'action, par exemple un saint Vincent de Paul, un saint Jean Bosco qui vivait en permanence au milieu des enfants pour les faire grandir en Dieu, tous ces saints très actifs étaient des géants de prière et ils puisaient leur générosité et leur force dans la vie contemplative, dans la vie intérieure.

Mère Teresa, un jour en entendant une personne lui dire : " Ah! Mère Teresa, c'est affreux, pourquoi tant de désordres dans le monde, et même dans l'Église? " Elle lui a répondu : " À cause de vous et à cause de moi ". Une grande petite sainte, Mère Teresa. Quand nous parlons de la vie intérieure, souvent les gens disent : Ah! C'est beau, c'est grand, mais comment y arriver ? Disons premièrement qu'il y a de grands obstacles à la vie intérieure. D'abord, il y a des gens superficiels, qui ne s'intéressent qu'à ce qui bouge, qu'à ce qui se voit, qu'à ce qui se mange, qu'à la télévision et qui, ensuite, nous demandent : comment est-ce que vous faites pour être tellement tranquilles, tellement serins, tellement heureux ? Blaise Pascal est un génie extraordinaire, en une phrase, on a l'impression qu'il a tout dit.


Exemple : " Tout le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne pas savoir demeurer en repos dans une chambre ". Cela ressemble à une boutade, mais c'est vrai. On bouge, on parle, on aime le bruit, on aime renouveler tout, et toujours faire du nouveau. Impossible de se stabiliser, de rester tranquille. Il faut savoir s'arrêter, faire une retraite de temps en temps. Et puis, il y a un autre obstacle qui est beaucoup plus profond encore; c'est l'amour-propre. Mais pas l'amour-propre au sens qu'a ce mot, lorsqu'une maîtresse d'école dit à un enfant : " Si vous aviez un peu d'amour-propre vous ne feriez pas tellement de taches sur votre cahier ". Elle a raison, l'amour-propre sur les lèvres de cette maîtresse, signifie le respect de soi-même, la dignité de soi. L'amour-propre désordonné de soi-même, c'est la recherche du confort, son bien, son argent, sa puissance, ses affections, on ne peut pas se donner à Jésus-Christ, on ne peut pas s'offrir, on ne peut pas imiter Jésus qui a dit : " Si quelqu'un veut être mon disciple, qu'il prenne sa croix et me suive! " Nous sommes tous invités, appelés à porter joyeusement la croix du Christ, chacun à sa mesure, chacun selon son état de vie et selon les dispositions de la Providence.

Dieu est là avec nous, un Dieu qui ne va pas nous tromper, qui va nous secourir tous les jours, qui va nous faire avancer, sur lequel nous pouvons donc nous reposer. C'est toute la spiritualité de la confiance, de l'abandon dans les mains de Dieu, dans l'amour divin. Sainte Marguerite Marie disait : " Le Coeur de Jésus est un trésor dont la confiance est la clé ". Seigneur Jésus, donnez-moi le chemin pour aller à vous, aidez-moi, secourez-moi, je désire entrer en Vous ". La vie intérieure est une vie éternelle commencée.



Garde-moi mon Dieu


Psaume 15

L'Eucharistie


Je crois que la très sainte Eucharistie est le grand moyen pour aspirer à la sainte perfection, mais il faut la recevoir avec le désir et l'engagement d'ôter de son cœur tout ce qui déplaît à Celui que nous voulons avoir en nous.

Le monde pourrait vivre sans le soleil, mais pas sans l'Eucharistie.


"Père, je me sens tellement indigne de communier ! Vraiment, j'en suis indigne !"

Réponse :

C'est vrai, nous ne sommes pas dignes d'un tel don ; mais une chose est d'y prendre part indignement en état de faute grave, une autre est de ne pas en être dignes. Tous, nous en sommes indignes ; mais c'est Jésus qui nous invite, c'est lui qui le désire.

Soyons donc humbles et recevons-le d'un coeur rempli d'amour.
Le Christ a dit : Qui ne mange pas ma chair et ne boit pas mon sang, n'aura pas la vie éternelle.

Par conséquent, approchons-nous de la table de communion avec beaucoup d'amour et un grand respect. Que toute la journée serve, d'abord à nous y préparer, ensuite à rendre grâce.





A notre triste époque de foi morte et d'impiété triomphante, le meilleur moyen de nous préserver du mal, c'est de nous fortifier par la nourriture eucharistique.
Je m'arrête là, parce que la cloche m'appelle ; je vais au pressoir de l'église, à l'autel.

C'est là que ruisselle continuellement le vin sacré du sang de ce raisin délicieux et unique dont bien peu ont la chance de pouvoir s'enivrer.

Là, vous le savez car je ne puis agir autrement, je vous présenterai au Père des Cieux uni à son Fils ; c'est en lui et avec lui que je suis tout entier vôtre dans le Seigneur.


Réfléchissons aux manquements de bien des fidèles à l'égard de la sainte Eucharistie : trop peu de foi, de respect, d'amour. Nous, choisis pour devenir le peuple sacerdotal de la Nouvelle Alliance, nous sommes aussi appelés à être les apôtres de cet Agneau immaculé qui ne cesse de s'offrir pour nous.



Padre Pio


dimanche 2 octobre 2011

Ô mon Saint Ange Gardien ............



Ô mon Saint Ange Gardien , à qui Dieu dans sa grande Bonté a confié ma route  , Toi qui m'assistes dans mes besoins , qui me soutiens dans mes découragements et me consoles dans mes peines , je Te rends grâce pour tout ce que Tu fais pour moi chaque jour .
Je Te remercie de toujours veiller sur moi , de me protéger du danger , de me défendre contre mes ennemis et d'éloigner de moi les occasions du péché.
Aide-moi , je Te prie , à être sensible à Tes inspirations , fidèle à les suivre , dirige-moi , gouverne-moi et précède-moi en toute circonstance .
Aide-moi à reconnaître et à accomplir la Volonté de Notre Seigneur et prie pour moi dans tous les moments où je ne Lui suis pas présent et particulièrement lorsque je manque de vigilance et m'éloigne de Lui .
Dans la Lumière Divine , je Te prie d'intercéder aussi auprès des Anges Gardiens de tous ceux que j'aime et de tous ceux dont je connais les difficultés pour les éclairer , les protéger et les conduire .
Mon bon Ange , mon plus fidèle ami , accompagne-moi tout au long de mon pèlerinage sur la terre et au moment de mon départ , en présence de Marie et de Joseph , conduis-moi à Dieu , notre Père jusqu'au séjour du repos éternel et de l'éternelle joie .
AMEN