Avant de prendre ma plume, je me suis agenouillée devant la statue de Marie: celle qui a donné à ma famille tant de preuves des maternelles préférences de la Reine du ciel ; je l'ai suppliée de guider ma main, afin de ne pas tracer une seule ligne qui ne lui soit agréable............

Comme le dit saint Paul:" Dieu a pitié de qui il veut, et il fait miséricorde à qui il veut faire miséricorde. Ce n'est donc pas l'ouvrage de celui qui veut , ni de celui qui court , mais de Dieu qui fait miséricorde." Thérèse de l'Enfant Jésus

lundi 7 novembre 2011

Le silence



Parler de silence comme il convient n'est guère possible qu'à celui qui s'est fait le serviteur du silence; or, que voilà un maître exigeant. Il est si naturel de faire du bruit et si difficile de se dominer dans les choses médiocres. Et puis d'employer la parole pour décrire le silence est paradoxal; et cependant les conditions de nos facultés infirmes nous obligent pour connaître une chose à en prendre le contre-pied.


Le monde des sons contient la nourriture intellectuelle de notre esprit; le monde du silence est le lieu du mystère du surconscient, de l'incompréhensible. Le discours embrasse par ses formes usuelles et par ses formes esthétiques la totalité du connu, mais ne peut que faire pressentir l'inconnu. Quand il s'arrête, d'autres voix s'élèvent qui, sans le secours des mots, nous enseignent pour l'éternité, touchent ce qui dépasse l'entendement, dévoilent ce qui est imperceptible à la sensibilité, et allument le désir inextinguible de la Lumière.

 
Nos facultés d'action, d'intelligence et de sensibilité, ne constituent qu'un roc minuscule perdu entre l'infini des petitesses et l'infini des grandeurs. Le domaine de la parole est donc bien étroit et celui du Silence bien vaste. Conformons-nous à la Loi de nature: écoutons beaucoup, parlons peu. Tout le monde rend un culte à la parole; mais le silence est un dieu négligé. Parler, c'est semer, puisque c'est agir; toutefois notre verbe n'acquiert cette puissance que lorsque notre âme est devenue un verbe de Dieu; jusque-là, le travail est plus vivant que le discours: prenons donc l'habitude du silence.

Pour le mystique, la parole de la bouche est toujours une avec le verbe essentiel proféré du fond de son coeur par l'étincelle divine. Le Père l'a créée, le Fils l'a vivifiée et le Consolateur la fait grandir.

Ainsi envisagé, tout devient grave; et on comprend pourquoi les maîtres de la vie spirituelle tiennent le silence en si haut prix.
Pour le moine chrétien, le silence est l'évocation de Dieu dans l'âme, l'habitude prise de la présence céleste, une barrière contre toutes sortes de vertiges.


Ce silence intérieur se nomme l'attention. Cette attention est toujours un acte affectif. Et à son tour l'amour vrai, l'amour suprême, l'amour éternel, ne trouve pour s'exprimer que le silence.

Les grandes douleurs sont muettes, dit-on: les grandes joies aussi. Sur cette terre, tout ce qui dépasse un certain niveau ne trouve plus d'expression. Tout ce qui est vraiment grand parle peu; voyez dans le monde profane même, les réputations naissent et vivent dans le bruit: mais la gloire, elle naît dans le silence. Le plus grand des Êtres, Dieu, Celui que la scolastique a défini magnifiquement: l'Acte pur qui a entendu Sa parole ? Les plus angéliques parmi les hommes n'en ont jamais saisi que quelques échos.

Puisse la pratique du silence matériel fomenter en nous les cendres chaudes où rougeoient encore quelques étincelles du Feu incréé.

Dans l'ascétisme corporel, il y a une mesure à garder; dans l'ascétisme de la volonté, il n'y en a pas: or, la pratique du silence est le sommet du premier, le fondement du second. Telle était l'opinion de ces terribles lutteurs qui dans les premiers siècles de notre ère, construisirent aux solitudes thébaïques, les assises de la vie conventuelle. Je ne suis pas très partisan du cénobitisme; mais je préfère le monachisme chrétien au monachisme oriental; peut-être est-il moins savant; mais il est plus sain, plus adapté à l'âme européenne, et surtout dirigé vers le Maître véritable et immuable, vers notre Jésus.

Le silence n'implique pas la mélancolie. Gardons-nous de la tristesse: elle étiole et gèle les tendres petites feuilles spirituelles; elle affaiblit, elle abat, elle stérilise. Le grand saint Antoine l'ermite, celui de la tentation, que Flaubert n'a pas très bien représenté, par ignorance pratique du mysticisme, saint Antoine ne craignait pas d'appeler la tristesse le huitième péché capital. Jean l'Évangéliste, saint Jerôme, saint François, saint Philippe de Néri, Fénelon, tous les éducateurs recommandent la gaieté. La règle bénédictine ordonne la joie: enfin, si un destin heureux a mis sur votre route quelqu'un de ces hommes dont le coeur est l'habitacle permanent d'un rayon divin, vous avez dû remarquer, comme moi, que leur béatitude intérieure transsude sur leur visage, et donne à leur regard une fraîcheur et un éclat inoubliables.

Le signe de la maîtrise, c'est que l'effort ne puisse se deviner. L'optimisme est pour cela la meilleure disposition; Jésus le recommande expressément: Quand tu jeûnes, parfume toi, non pour rendre le jeûne moins pénible, mais pour que les voisins ne s'en aperçoivent pas, pour que le Père seul le sache. Et si vous avez senti une seconde l'ineffable sollicitude du Ciel à notre égard, votre joie rayonnera sans effort de votre coeur à votre visage.

L'apprentissage du silence suppose un contrôle de la parole. Comment l'établir ? La multiplicité de nos discours prouve notre faiblesse: l'homme fort est celui qui concentre sur un seul but toutes ses énergies. Nous devrions ne parler que pour être utiles; mieux encore, nous devrions avant de parler, demander l'aide divine; car si intelligent, si habile qu'on soit, il existe toujours en Dieu une perfection infiniment supérieure à la nôtre.

A cause de la faiblesse de notre volonté, de l'infirmité de notre intellect, de la tyrannie de nos sens, il faut d'abord apprendre à nous taire, extérieurement, pour que le silence intérieur apaise le tumulte mental, pour que la notion de la présence divine devienne sensible en nous. Comme enseigne saint Jean Climaque, " quiconque aime le silence devient l'ami particulier de Dieu ".



S'abstenir de paroles inutiles,

S'abstenir de paroles mauvaises,

S'abstenir de juger personne,

S'abstenir de se défendre soi-même,

S'abstenir d'indiscrétions,

S'abstenir de rêveries prolongées.



Voilà les leçons passives de l'école du Silence. Les leçons actives, il n'appartient pas à un homme de les donner; elles constituent une partie du travail de Dieu en nous.

Comme le sommeil de l'hiver prépare la végétation luxuriante de l'été, le silence habituel favorise les plus magnifiques éclosions de notre esprit. Bossuet, ce génie de la parole qui n'a pas encore été égalé, ses condisciples l'appelaient le boeuf muet. Comme dit la sagesse chinoise: " Pour commander, apprendre à obéir; pour agir, demeurer immobile; pour parler, savoir se taire ".

S'il faut prendre la parole quand on attaque devant nous quelqu'un qui ne peut se défendre, il est excellent de se taire quand c'est nous-mêmes que l'on calomnie ou que l'on injurie. L'opinion n'a de valeur que pour celui qui recherche la gloire. Elle ne peut rien, ni pour ni contre l'Ami de Dieu. Une parole peut atteindre la réputation, la fortune, le coeur, l'intelligence, la vie; elle est impuissante contre notre âme. On n'est blessé que parce qu'on est vulnérable. Toute attaque subie doit nous être précieuse.

Quand faut il se taire ? Toutes les fois que notre conversation est inutile; toutes les fois qu'elle n'aide pas les autres, qu'elle ne leur redonne pas du courage. Nous ne devrions n'employer la parole que pour deux objets: pour demander à Dieu la Lumière, intérieurement; pour donner à autrui ce que nous avons reçu de force, extérieurement.

Il n'est pas meilleur de tenir toujours la bouche close que de l'avoir sans cesse ouverte; le mysticisme ne réside pas dans l'extase perpétuelle; il est un équilibre harmonieux entre les mondes de la matière et de l'esprit; et c'est cette balance constamment égale qui en fait la grande difficulté. En résumé le misanthrope taciturne devrait plutôt se défaire de son mutisme; et l'homme trop sociable s'abstenir de réunions mondaines.

Quelle est la cause profonde de ce prurit de bavardage ? Est-ce pour nous aider les uns les autres, pour nous distraire, pour nous instruire, que nous multiplions les paroles ? Quelquefois, c'est pour faire souffrir autrui; mais surtout, c'est pour nous-mêmes, c'est pour nous étourdir. S'il y a une créature au monde que l'homme redoute, c'est lui-même, son moi véritable, sa conscience. Parce qu'il sait bien que s'il l'écoutait, ce serait des reproches qu'il entendrait, ce serait une voix austère et haute et pleine d'autorité. Et, par crainte de ces remontrances implacables, nous nous jouons à nous-mêmes une comédie qui serait risible si elle n'était pitoyable. Voilà comment la solitude est l'habitacle des forts.

Quand le coeur est tiède et l'intelligence puissante, qu'on passe cette minute à se souvenir de telle haute idée théologique ou métaphysique. Quand le coeur brûle, qu'il s'élance vers l'Ami des hommes. Ceux qui ne Le voient que comme héros, qu'ils le vénèrent pour tel; sept générations ne passeront pas qu'ils ne découvrent un peu plus qu'un homme en Lui. Ceux qui ne voient en Lui qu'un adepte, qu'ils Lui parlent comme à un frère aîné; si leur apparence de savoir ne les aveugle pas, ils recevront un jour la vérité. Quant à ceux qui voient Jésus de Nazareth tel qu'Il fût, tel qu'Il est, tel qu'Il sera, réellement, ils n'ont plus personne à écouter que Lui-même. Jésus instruit directement Ses amis: non pas tel organe subtil de leur moi, non pas tel principe élevé des psychologies ésotériques, mais leur être tout entier; Il ne parle pas aujourd'hui à leur centre passionnel, demain à leur corps de béatitude; il parle partout à la fois; Son action ne se localise point; et c'est en raison de cela que le mystique travaille simultanément tous les centres de son individualité.


Notre Jésus incarne, concentre et réalise toutes les merveilles de l'éternité; Sa parole intérieure véhicule l'intelligence et la force; elle garde en nous sa vertu caractéristique: le pouvoir créateur; elle nous débarrasse de tout l'impur même de notre corps; le Christ peut guérir en une seconde un cancéreux ou un aveugle aujourd'hui comme il y a deux mille ans. Nous devrions apporter à l'édification du calme intérieur, du silence, les soins les plus méticuleux, pour ne pas perdre la moindre des paroles du Verbe. Leur influence est double: ou elle déterge et purifie, et nous appelons cette cure la tentation; ou elle réconforte et restaure et c'est la consolation. Mais souvenons-nous que la première est aussi nécessaire et aussi fructueuse que la seconde.


Le silence est un repos, une mise en ordre, une récupération. Le silence termine l'acte et le prépare. Agir c'est semer; se taire c'est laisser à la graine le soin de pousser toute seule, jusqu'au moment où il faudra moissonner.


PARLONS PEU ET NOUS AURONS LE TEMPS D'AGIR BEAUCOUP.


SÉDIR (Conférence inédite)

Un jour nouveau commence




Un jour nouveau commence,
Un jour reçu de toi,
Père,
Nous l’avons remis d’avance
En tes mains tel qu’il sera.

Émerveillés ensemble,
Émerveillés de toi,
Père,
Nous n’avons pour seule offrande
Que l’accueil de ton amour.

Marqués du goût de vivre,
Du goût de vivre en toi,
Père,
Nous n’avons pas d’autres vivres
Que la faim du pain rompu.

Comment chanter ta grâce,
Comment chanter pour toi,
Père,
Si nos cœurs ne veulent battre
De l’espoir du Corps entier ?

Le jour nouveau se lève
Le jour connu de toi,
Père ;
Que ton Fils dans l’homme achève
La victoire de la croix


vendredi 4 novembre 2011

La convoitise





Dans les hauteurs du Seigneur, ce désir de posséder à tout prix , même au prix de l'honneur , de la dignité , et de l'âme elle-même , ne se comprend pas , parce que la vie de l'homme est courte .

"Car il n'a rien apporté dans le monde , et de même , il ne peut rien emporter .
Lors donc qu'il a nourriture et vêtement  , qu'il sache être satisfait.
Ne convoitez rien de plus . Quand à ceux qui veulent amasser des richesses , ils tombent dans la tentation , dans le piège , dans une foule de convoitises insensées et funestes , qui plongent les hommes dans la ruine et la perdition .
Car la racine de tous les maux , c'est l'amour de l'argent .
Pour s'y être livrés , certains se sont égarés loin de la foi et se sont transpercés l'âme de tourments sans nombre .
Toi , au contraire , homme de bien , fuis tout cela .
Poursuis la justice , la piété , la foi , la charité , la patience dans la souffrance et la douceur.
Combats le bon combat de la foi , conquiers la vie éternelle à laquelle tu as été appelé "

Prends , comme exemple d'harmonie , le corps dans lequel se trouvent placés tous les membres.
Aucun ne fait la guerre à un autre ; au contraire , ils vivent en paix , en se communiquant la vie .
Ils ne s'envient point les uns des autres ; chaque membre occupe son poste et accomplit honorablement sa mission .
Du plus grand au plus petit , ils sont tous nécessaires .
Les hommes sont tous appelés à être membres du corps mystique du Christ , qu'est l'Eglise ? et à être enfants de Dieu .
Aimez-vous donc les uns les autres et éloignez de vos coeurs toute convoitise , colère , envie et esprit du monde .

Marie

Le curé d'Ars ...........

 
Une dame avait perdu son mari, homme irréligieux, qui avait fini sa vie par le suicide. Inconsolable sur son sort, qu'elle croyait être la damnation éternelle, elle fut amenée par hasard à Ars et chercha à rencontrer le saint Curé pour l'interroger sur le malheureux défunt. Elle réussit à l'approcher et, avant même qu'elle eût pu lui dire un mot, le saint lui murmura à l'oreille : Il est sauvé... Oui, il est sauvé, insista-t-il. La pauvre femme fit un geste de la tête qui voulait dire : Oh ! ce n'est pas possible. Alors, d'un ton affirmatif encore :


« Je vous dis qu'il est sauvé, qu'il est en purgatoire et qu'il faut prier pour lui... Entre le parapet du pont et l'eau il a eu le temps de faire un acte de repentir. C'est la très Sainte Vierge qui a obtenu sa grâce. Rappelez-vous le mois de Marie élevé dans votre chambre. Votre époux irréligieux ne s'y est point opposé ; il s'est même parfois uni à votre prière... Cela lui a mérité un suprême pardon. »



C'est comme les hirondelles qui sont enfermées dans une chambre : elles cherchent partout une issue pour s'envoler au dehors, elles donnent de la tête contre les vitres, contre le plafond, elles tombent de lassitude, puis quand elles se sont un peu reposées, elles se relèvent, recommencent â voler et veulent toujours échapper ! Pauvres petites hirondelles !



Pauvres âmes du purgatoire !

   
 Qui leur donnera la liberté après laquelle elles aspirent ? -

  
 Nous, si leur captivité nous touche !!!!







jeudi 3 novembre 2011

La Vierge Marie et le Purgatoire



Notre Dame du Mont-Carmel, œuvre baroque de Antoine Duparc à Beniaján, Espagne. Marie, portant le Christ rédempteur, tire les gens du purgatoire et les conduit au ciel.
Heureux, oui bienheureux les serviteurs de Marie ! Cette Mère très compatissante ne se borne pas à les secourir pendant qu'ils vivent sur la terre, sa protection s'étend sur eux jusqu'en purgatoire, où elle apporte assistance et consolation. Et parce que les âmes du purgatoire endurent de plus grandes souffrances et ne peuvent s'aider eux-mêmes, c'est elles surtout que cette Mère de miséricorde prend à cœur de secourir.






Saint Bernardin applique à Marie ce texte de l'Ecclésiastique : « J'ai marché sur les flots de la mer » (Si 24, 8) Les peines du purgatoire sont comparées aux flots, parce qu'elles ne durent qu'un certain temps à la différence des peines de l'enfer qui ne passent pas ; et elles sont comparées aux flots de la mer à cause de leur extrême amertume.


« J'ai pénétré dans les profondeurs de l'abîme » (Si 24, 8). Cet abîme, commente saint Bonaventure, n'est autre que le purgatoire où Marie descend pour consoler par sa présence les âmes qui y sont détenues.


Mais la sainte Vierge ne se contente pas de consoler et de soulager ses serviteurs dans le purgatoire. En intercédant pour eux, elle brise leurs chaînes et les fait sortir de prison.


Et si nous désirons secourir les saintes âmes du purgatoire, ayons soin de les recommander à la sainte Vierge dans tous nos exercices de piété et spécialement récitons pour elles le chapelet qui est si efficace.

saint Alphonse de Liguori

ma Thérèse ........

Thérèse de Lisieux : une mère spirituelle !


(P 415, LT 109)

Tu me fais l'effet d'une petite villageoise qu'un roi puissant viendrait demander en mariage et qui n'oserait accepter sous prétexte qu'elle n'est pas assez riche et assez formée aux usages de la cour, sans faire la réflexion que son royal fiancé connaît sa pauvreté et sa faiblesse beaucoup mieux qu'elle ne la connaît elle-même...

Si tu n'est rien il ne faut pas oublier que Jésus est tout, aussi il faut perdre ton petit rien dans son infini tout et ne plus penser qu'à ce tout uniquement aimable...



mercredi 2 novembre 2011

Padre Pio et le Purgatoire


Padre Pio encourage à prier pour les âmes du purgatoire et pour les pécheurs


LA COMMUNION DES SAINTS

Padre Pio avait l'habitude de recommander à ses fils spirituels la dévotion aux âmes du purgatoire.

Il suggérait de prier souvent pour les esprits trépassés qui se trouvent encore dans un état de purification et de leur demander des grâces et des faveurs. Il disait que puisqu'ils se trouvaient dans une condition de souffrances en attente de la béatitude, ils appréciaient grandement l'aide des prières des vivants et qu'ils se souviendraient avec une grande sollicitude de leurs bienfaiteurs.

Le père était très lié aux trépassés. Sur sa table de nuit, il conservait les photos de ses amis et parents défunts . Lorsqu'il parlait d'eux, il ne les traitait pas comme des personnes lointaines, mais vivantes et présentes.

Parfois, quand il était seul dans sa cellule, il parlait avec les morts à haute voix, comme s'il les voyait. En réalité, il les voyait vraiment. Les religieux qui vécurent à ses cotés ont raconté qu'il leur disait souvent avoir reçu la visite de personnes décédées qui lui demandaient des prières.





"TOUS UNIS DANS LA CHARITE"

Tout ce monde de l'au-delà était, pour Padre Pio, une réalité concrète. Tout en vivant intensément chaque instant de son existence terrestre, sa pensée était toujours fixée sur le monde spirituel invisible car il savait que c'était l'univers de la réalité absolue.

Son rapport avec les saints était très concret. Il considérait les saints comme des frères chanceux qui avaient atteint la patrie, qui étaient proches de Dieu, et qui pouvaient donc l'aider et aider les gens pour lesquels il priait . Il était toujours très occupé à prier pour quelqu'un en particulier . Il promettait à ceux qui allaient le trouver pour se recommander à ses prières, de s'occuper d'eux .  Et il tenait ses promesses.

Ce comportement du bienheureux vis-à-vis de l'au delà pourrait sembler simpliste aux yeux de certains, car trop semblable au comportement vis-à-vis des gens en ce monde . En réalité, il est faux de penser que le monde de l'au-delà est totalement différent du nôtre.


Les personnes qui meurent et passent dans l'au-delà ne perdent pas leur identité . Elles parviennent à la perfections de ce qu'elles sont. Elles entrent dans une dimension privée des limitations imposées par la matière, par la contingence de notre condition . Mais leur personnalité, leur âmes, leur intelligence, les valeurs spirituelles absolues dans lesquelles dans lesquelles elles ont cru en ce monde, leurs liens affectifs et leurs sentiments, ne changent pas : tout est clarifié, purifié et amplifié par la vérité totale dans laquelle elles se trouvent désormais.


Tout ceci est la "communion des saints" que nous professons dans le "credo", chaque dimanche à la messe. La communion des saints signifie que tous les fidèles, ne formant qu'un seul corps en Jésus-Christ, profitent de tout le bien qui est et qui se fait dans ce corps, à savoir dans l'Eglise universelle. Les saints du paradis et les âmes du purgatoire font partie ,eux aussi, de la communion des saints, car liés entre eux et avec nous par la charité, les premiers reçoivent nos prières et les seconds nos suffrages, et tous intercèdent pour nous auprès de Dieu. Les hommes et les femmes vivant sur la terre, les âmes du purgatoire et les saints du paradis forment le même corps dans le Christ et participent à tout le bien qui se fait dans ce corps.


Homélie de saint Ambroise


POUR L'ANNIVERSAIRE DE LA MORT DE SON FRÈRE

Nous voyons que la mort est un avantage, et la vie un tourment, si bien que Paul a pu dire : Pour moi, vivre c'est le Christ, et mourir est un avantage. Qu'est-ce que le Christ ? Rien d'autre que la mort du corps, et l'esprit qui donne la vie. Aussi mourons avec lui pour vivre avec lui. Nous devons chaque jour nous habituer et nous affectionner à la mort afin que notre âme apprenne, par cette séparation, à se détacher des désirs matériels. Notre âme établie dans les hauteurs, où les sensualités terrestres ne peuvent accéder pour l'engluer, accueillera l'image de la mort pour ne pas encourir le châtiment de la mort. En effet la loi de la chair est en lutte contre la loi de l'âme et cherche à l'entraîner dans l'erreur. ~ Mais quel est le remède ? Qui me délivrera de ce corps de mort ? — La grâce de Dieu, par Jésus Christ, notre Seigneur.

Nous avons le médecin, adoptons le remède. Notre remède, c'est la grâce du Christ, et le corps de mort, c'est notre corps. Alors, soyons étrangers au corps pour ne pas être étrangers au Christ. Si nous sommes dans le corps, ne suivons pas ce qui vient du corps ; n'abandonnons pas les droits de la nature, mais préférons les dons de la grâce.





Qu'ajouter à cela ? Le monde a été racheté par la mort d'un seul. Car le Christ aurait pu ne pas mourir, s'il l'avait voulu. Mais il n'a pas jugé qu'il fallait fuir la mort comme inutile, car il ne pouvait mieux nous sauver que par sa mort. C'est pourquoi sa mort donne la vie à tous. Nous portons la marque de sa mort, nous annonçons sa mort par notre prière, nous proclamons sa mort par notre sacrifice. Sa mort est une victoire, sa mort est un mystère, le monde célèbre sa mort chaque année.

Que dire encore de cette mort, puisque l'exemple d'un Dieu nous prouve que la mort seule a recherché l'immortalité et que la mort s'est rachetée elle-même ? II ne faut pas s'attrister de la mort, puisqu'elle produit le salut de tous, il ne faut pas fuir la mort que le Fils de Dieu n'a pas dédaignée et n'a pas voulu fuir. ~

La mort n'était pas naturelle, mais elle l'est devenue ; car, au commencement, Dieu n'a pas créé la mort : il nous l'a donnée comme un remède. ~ L'homme, condamné pour sa désobéissance à un travail continuel et à une désolation insupportable, menait une vie devenue misérable. Il fallait mettre fin à ses malheurs, pour que la mort lui rende ce que sa vie avait perdu. L'immortalité serait un fardeau plutôt qu'un profit, sans le souffle de la grâce. ~

L'âme a donc le pouvoir de quitter le labyrinthe de cette vie et la fange de ce corps, et de tendre vers l'assemblée du ciel, bien qu'il soit réservé aux saints d'y parvenir ; elle peut chanter la louange de Dieu dont le texte prophétique nous apprend qu'elle est chantée par des musiciens : Grandes et merveilleuses sont tes œuvres. Seigneur, Dieu tout-puissant : justes et véritables sont tes chemins. Roi des nations. Qui ne te craindrait, Seigneur, et ne glorifierait ton nom ? Car toi seul es saint. Toutes les nations viendront se prosterner devant toi. Et l'âme peut voir tes noces, Jésus, où ton épouse est conduite de la terre jusqu'aux cieux, sous les acclamations joyeuses de tous — car vers toi vient toute chair — ton épouse qui n'est plus exposée aux dangers du monde, mais unie à ton Esprit. ~

C'est ce que le saint roi David a souhaité, plus que toute autre chose, pour lui-même, c'est ce qu'il a voulu voir et contempler : La seule chose que je demande au Seigneur, la seule que je cherche, c'est d'habiter la maison du Seigneur tous les jours de ma vie, et de découvrir la douceur du Seigneur.


BOOK : La révolution technologique (sous-titrage en français)

mardi 1 novembre 2011

La Paix Divine que seul Dieu peut donner


Saint Bernard promet au pécheur converti, s'il lutte et persévère , le repos de l'âme dans la Paix Divine que seul Dieu peut donner:

" Là on goûte avec une sainte avidité les délices incomparables de l'amour , et désormais délivrée des ronces et des épines qui la déchiraient , l'âme que la bonté divine inonde de son onction , au sein d'une bonne conscience goûte les douceurs du repos ....


C'est là le centuple qu'obtiennent dès ce monde ceux qui ont méprisé le monde.
N'attendez pas que mes discours nous en fassent comprendre tout le prix .

C'est l'Esprit seul qui le révèle .

Vous espérez en vain l'apprendre dans les livres : cherchez plutôt à l'éprouver.....
C'est une sagesse dont on ne connaît pas la valeur ......
C'est une manne cachée ; c'est un nom ineffable que tout homme ignore , hormis celui qui le reçoit .
Ce n'est pas l'étude , mais la grâce qui vous donne cette lumière ....
C'est le trésor sacré , ce sont les perles de l'Evangile ....
C'est le murmure d'une voix céleste , qui apprend un divin secret , caché aux prudents et aux sages , et découvert aux petits .....



Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice , parce qu'ils seront rassasiés ......
Y a-t-il quelqu'un parmi vous , mes frères , qui désire être rassasié et voir ses souhaits accomplis?
Qu'il commence par avoir faim de soif de justice , il sera certain d'être rassasié ....
Qu'il cherche à savourer , ne fût-ce qu'un moment , le goût de la justice , afin que par là il la désire de plus en plus et il mérite de plus en plus de l'obtenir , selon ce qui est écrit : Celui qui me mange voudra me manger encore , celui qui me boit aura encore soif de Moi ."